Mobbing

De quoi s’agit-il ?
Définition
Le concept de mobbing définit l’enchaînement sur une assez longue période (plusieurs mois) de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes régulièrement (tous les jours, toutes les semaines) envers une tierce personne.Le mobbing est un processus de destruction ; il est constitué d’agissements hostiles qui pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante a des effets pernicieux.Les caractéristiques du mobbing sont les suivantes:
- confrontation
- brimades et sévices
- dédain de la personnalité
avec une répétition fréquente des agressions sur une assez longue durée.
Le mobbing est une communication biaisée. C’est un phénomène vieux comme le monde, mais la situation économique actuelle, les restructurations, les fusions, le chômage, le salaire au mérite, la multiplication des emplois précaires, etc. ne permettent pas l’utilisation du moyen traditionnel de s’en sortir, c’est-à-dire le changement d’emploi.Une situation de mobbing apparaît très fréquemment lorsque :
- l’organisation du travail n’est pas clairement définie
- lorsque les cahiers des charges ne sont pas clairs, lorsque la hiérarchie n’est pas claire, etc.

Les agissements de mobbing procèdent essentiellement de déficiences organisationnelles et des tensions qui résultent de celles-ci. Le mobbing est beaucoup plus un phénomène résultant des conditions de travail qu’un champ de règlement de conflits personnels.

Tout mobbing entraîne une désorganisation et une baisse d’efficacité, qu’aucun responsable ne peut ou ne devrait tolérer. Il leur incombe donc de réunir leurs subordonnés – agresseurs et victimes – pour clarifier la situation et y remédier. Or justement, ils ne le font pas, et c’est une caractéristique du mobbing.

Les Types d’agression
Priver la personne de toute possibilité de s’exprimer
Les essais d’explication tourneront à l’échange de reproches dans lequel I’intéréssé-e se retrouvera en position de faiblesse, l’agresseur se réservant le privilège d’interpréter à sa manière tout ce que dira la cible du mobbing.

La victime n’a souvent aucune chance d’exposer son point de vue, elle sera éconduite sans avoir été entendue.

Couper la victime de son entourage
La victime peut être isolée dans un bureau, on peut également la priver de toute communication écrite et/ou parlée, et ne plus lui donner de travail.

Une personne peut supporter un stress important que s’il est assuré de l’aide et la compréhension de ses collègues de travail. C’est pourquoi ce type d’agression est particulièrement courant et efficace.

Discréditer la victime
Ridiculiser, quelqu’un, la railler sans cesse, l’invectiver à tout propos, l’humilier sont les agissements du mobbing les plus fréquemment employés. Il sera dès lors difficile de garder une certaine confiance en soi lorsque l’on est plus correctement considéré par son entourage professionnel.

Compromettre sa situation
Aujourd’hui plus que jamais la situation professionnelle d’une personne est le pivot de son existence. L’individu n’a de place dans la société que par son activité professionnelle.

Le mobbing sur le lieu de travail est celui qui porte le plus à conséquence, il peut compromettre la situation professionnelle de la victime (c’est souvent son but), mais une telle situation peut avoir des conséquences graves sur la vie privée.

Un mobbing sur la place de travail peut avoir des conséquences sur la qualité et l’équilibre de l’existence en général.

Compromettre sa santé
Le mobbing provoque chez la victime des maladies psychosomatiques, dont le corps médical traite les effets mais ne cherche pas toujours les causes.

Dans des cas extrêmes, le mobbing peut viser la privation de toutes ses possibilités professionnelles et sociales, une victime désignée.

Il s’ingénie, avec ténacité et persistance, à détruire directement toute possibilité qu’aurait la victime de s’exprimer et de communiquer efficacement, de maintenir de bonnes relations avec son entourage, de préserver sa réputation, d’exercer son activité professionnelle et de rester en bonne santé.

Une telle situation peut pousser la victime jusqu’au suicide.

Lorsque le mobbing atteint une telle ampleur, il relève du droit pénal.

 

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mobbing 

 

 

 

 

 

Du mobbing à l’exclusion
Phase 1: Les conflits quotidiens
Seuls un petit nombre de conflits dégénèrent en mobbing, mais lors que la phase des conflits occasionnels virent aux altercations régulières et bascule dans la persécution, le mobbing est alors présent.

Phase 2: Le mobbing s’installe
Dans la plupart des cas de mobbing, le supérieur hiérarchique tient une place importante, c’est-à-dire qu’il préfère ne rien voir ou regarder ailleurs.

Cette volonté de ne pas s’en mêler pourrait bien se révéler comme la cause principale des premières agressions du mobbing, car le mobbing n’est possible que grâce à leur abstention.
L’hypothèse la plus courante veut que ce soit la victime elle-même qui soit responsable du mobbing. Elle est toujours présentée comme ayant un caractère difficile.

Il n’y a pas de personne prédestinée à subir un mobbing. L’équilibre psychique de la victime est peu a peu détruit, sa confiance en soi s’amenuise. Les symptômes du stress apparaissent, puis l’angoisse s’installe à demeure.

La victime est de plus en plus acculée à des positions défensives. La personne agressée doit se défendre sans arrêt, parfois face à plusieurs personnes, c’est donc lui qui sera perçu comme le plus actif, le plus chicanier.

Phase 3: Hostilité des services du personnel
A un moment ou un autre, l’employeur (ou son représentant) ou un délégué de l’entreprise devra intervenir, car les incidences sur le travail ou la santé de la victime sont nettement perceptibles. Il est souvent trop tard pour agir efficacement, la situation est bien trop envenimée.

Lorsque l’affaire est prise en main officiellement, elle donnera lieu généralement à une confrontation entre les adversaires, la victime étant en position d’accusée.

Malgré les importantes incidences sur le travail, quasiment aucun employeur n’agit efficacement contre les cas de mobbing. Ils ont énormément de peine à reconnaître qu’il se passe ce genre de chose chez eux, et qu’ils en soient responsables en tant qu’employeur (art. 328 du Code des Obligations)

Phase 4: L’exclusion

Les commissions d’entreprises ou les syndicats se doivent
d’intervenir et ceci le plus rapidement possible.
Liens :
Centrale suisse contre le mobbing
SECO Stress, Burn-out, Mobbing

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